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Natalie Lamotte painted for 20 years. Although having studied fine arts, she has taught painting as an autodidact, which means she has tried her own without advice from a teacher, materials and techniques, mixing and gestures. It was, initially, sought to capture a dream world it has also to see up close. African evocations are the essential basis of his early works. It shows a scrolling manner to both separate and free of animal heads, masks and landscapes, scenes and invented forms overlays that give his works sometimes look like large collages light and cheerful.
The years ninety, however, are marked by a deepening of the work on color, movement toward abstraction or at a distance from the reproduction of forms found in reality. The gesture is full, the funds become darker and more vibrant colors, playing with each other contrasts. There is a kind of slow dissolution in the visible chaos colorful as it mattered less and less for Natalie Lamotte reporting of actual or give the viewer's eye sparkle forms might still recognize. What one discovers and perceives it as a future open to her now is that the radical abandonment of reason, the bracketing of the game with the colors, are not losses, but those opening on a deeper mystery.
The color becomes available in the form of equal freedom that makes the gesture was also compared to the form. But it means form in this case? The form is simply a translation of something that the brain has already registered and it is therefore to recognize.
The painter who works with recognizable forms, in fact, offers the viewer a moment of pleasure since it is assured of being there at the end of his term on the canvas. Decrypt a table, dive into its complexities, is an operation that takes time with these protections are the things, these forms known.
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Natalie Lamotte peint depuis 20 ans. Quoique ayant fait des études d’arts plastiques, elle a appris la peinture en autodidacte, ce qui signifie qu’elle a essayé elle-même sans les conseils avisés d’un professeur, les matières et les techniques, les mélanges et les gestes. Elle a, dans un premier temps, cherché à s’approprier un monde de rêve qu’elle a su aussi aller voir de près. Les évocations africaines sont la base essentielle de ses premières oeuvres. On y voit défiler d’une manière à la fois distincte et libre des animaux et des têtes, des masques et des paysages, des scènes inventées et des superpositions de formes qui donnent parfois à ses oeuvres l’allure de grands collages légers et joyeux.
Les années quatre-vingt-dix sont, elles, marquées par un approfondissement du travail sur la couleur, un mouvement vers l’abstraction ou du moins un éloignement de la reproduction de formes trouvées dans la réalité. Le geste se fait ample, les fonds deviennent plus sombres et les couleurs plus éclatantes, jouant entre elles de contrastes appuyés. On assiste à une sorte de lente dissolution du visible dans un chaos coloré comme s’il importait de moins en moins pour Natalie Lamotte de rendre compte du réel ou d’offrir au regard du spectateur des scintillements de formes qu’il pourrait encore reconnaître. Ce que l’on découvre alors et qu’elle perçoit comme un avenir désormais ouvert devant elle, c’est que l’abandon radical du motif, la mise entre parenthèse du jeu avec les couleurs, ne sont pas des pertes mais des portes ouvrant sur un mystère plus profond.
La couleur se libère de la forme à l’égal de la liberté que prend le geste lui aussi par rapport à la forme. Mais que veut dire forme en ce cas ? La forme est simplement la traduction d’un élément que le cerveau a déjà enregistré et qu’il joue donc à reconnaître.
Le peintre qui travaille avec les formes reconnaissables, offre en fait à celui qui regarde un moment de plaisir dans la mesure où celui-ci est assuré de s’y retrouver au terme de son parcours sur la toile. Déchiffrer un tableau, plonger dans sa complexité, est une opération qui se fait alors avec ces protections que sont les choses, ces formes connues de tous.
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